GABON – Présidentielles du 30 Août 2009 ... limogeage en demi-teinte d'Ali Ben Bongo
Le 15 Août dernier, la Présidente de la République Rose Francine Rogombé, dans son discours de lancement officiel de la campagne électorale a accédé à la principale revendication dans le cadre des prochaines élections: la démission du candidat du PDG du poste de ministre de la Défense. Selon le site d'informations Gabonews, la Présidente de la République a déclaré, je cite : " ... Pour faire bonne mesure et mettre l’ensemble des candidats sur un même pied d’égalité, j’ai tenu à ce que ceux d’entre eux actuellement membres du gouvernement de la République soient déchargés de leur fonction.". Radiogaboma bien évidemment se satisfait de cette décision, bien que tardive.
Toutefois, en lisant de plus près cette déclaration et surtout les déclarations et actes qui s'en sont suivis, l'indignation de Radiogaboma est totale!
Explications: le jour même du discours de Mme Rogombé, Gabonews rapporte que le ministère de la Défense (et les prérogatives associées) sera sous la tutelle de Mr Ndongou par ailleurs ministre de l'intérieur. Remarquons au passage l'indélicatesse de cette décision: voilà un Premier Ministre, Paul Biyoghe Mba, qui estime que dans la période aussi sensible que traverse le GABON, les fonctions de ministre de l'intérieur et de la défense peuvent être assurées par un seul et même homme, Mr Ndongou, un parachuté doublé d'une inexpérience de la gestion de l'Etat. Pensez-vous un seul instant que Ndongou pourra à la fois veiller au bon déroulement du scrutin, tâche que l'on sait immense, et "contenir et coordonner" l'action des troupes? D'une chose l'une: en "surchargeant Mr Ndongou de travail", soit Paul Biyoghé Mba (qui, rapellons-le, possède son exemplaire du livret vert) entend bacler le processus électoral, soit il fait l'impasse sur la protection des Gabonais par les Forces Armées. C'est l'une ou l'autre de ces propositions.
A moins qu'il n'en soit aucune de ces suggestions, à moins qu'il s'agisse-là, non pas d'une victoire du Peuple, mais d'une manoeuvre politique, organisée par les pédégistes au pouvoir. Après tout, Mme la Présidente de la République est membre du PDG, nous ne lui ferons pas le procès d'avoir un penchant pour le candidat de la formation politique qui lui a permis "d'être la première femme à occuper le poste de Présidente de la République du GABON"...
Dernier rebondissement dans cette affaire: l'AFP affirme ,de source sûre, que " ... Ali Bongo Ondimba, fils du défunt président et candidat à la présidentielle au GABON, pourrait retrouver à la fin de la campagne électorale, le 29 août, ses fonctions de ministre de la Défense dont il a été "déchargé" ". L'AFP a vu juste, en effet le mot utilisé par Mme la Présidente de la République est bien "déchargé", sous-entendu le temps de la campagne électorale, non pas "démis de ses fonctions"; le Premier ministre a utilisé le mot "intérim" qui suggère un temps court jusqu'au retour du "propriétaire du poste". Je tombe littéralement de haut! Quelles sont donc ces pratiques au sommet de l'Etat? Ces dirigeants veulent en fait précipiter le Pays dans la guerre?
La vérité que vous devinez certainement c'est que Ali Bongo, candidat auto-proclamé du PDG à la prochaine élection présidentielle, va garder la main mise sur l'armée et le Renseignement pendant les 2 semaines que va durer la campagne électorale et, le 1er Septembre 2009, au lendemain du scrutin reprendra très officiellement son poste! C'est comme un employé de retour d'un arrêt de travail pour maladie: bien que remplacé à son poste par un intérimaire par son employé, il retrouve ses droits à son retour.
Si l'AFP voit juste, et tout semble aborder dans ce sens, ce serait un désaveu complet de nos dirigeants, en particulier pour Mme Rose Francine Rogombé, qui anéantirait en quelques secondes toute une transition pourtant bien entamée. Mme Rogombé porterait sur elle le poids de l'infamie, de la trahison du Peuple Gabonais. En laissant libre court à la volonté destructrice de sieur Ali Bongo, et pire en cautionnant chacun de ses actes, Mme Rogombé devra répondre des conséquences d'une telle politique.
JE PREDIS QUE LE PEUPLE GABONAIS A CHANGE ET SERA DESORMAIS INTRANSIGEANT DEVANT TOUTE VIOLATION DE SA SOUVERAINETE! BONGO ET LE PDG CROIENT CERTAINEMENT QUE L'HISTOIRE SE REPETERA COMME AVEC LE SANGUINAIRE OMAR BONGO, MAIS ILS SE TROMPENT! LES GABONAIS SONT PRETS CETTE FOIS-CI APRES 40 ANS DE MISERE, LE PEUPLE EST PRET A SE PRENDRE EN MAIN ET A CHOISIR SA DESTINEE; LE PEUPLE GABONAIS SAIT QUE C'EST MAINTENANT OU JAMAIS : VAINCRE OU MOURIR!
"RADIOGABOMA, la Voix du Peuple Gabonais."
Toutefois, en lisant de plus près cette déclaration et surtout les déclarations et actes qui s'en sont suivis, l'indignation de Radiogaboma est totale!
Explications: le jour même du discours de Mme Rogombé, Gabonews rapporte que le ministère de la Défense (et les prérogatives associées) sera sous la tutelle de Mr Ndongou par ailleurs ministre de l'intérieur. Remarquons au passage l'indélicatesse de cette décision: voilà un Premier Ministre, Paul Biyoghe Mba, qui estime que dans la période aussi sensible que traverse le GABON, les fonctions de ministre de l'intérieur et de la défense peuvent être assurées par un seul et même homme, Mr Ndongou, un parachuté doublé d'une inexpérience de la gestion de l'Etat. Pensez-vous un seul instant que Ndongou pourra à la fois veiller au bon déroulement du scrutin, tâche que l'on sait immense, et "contenir et coordonner" l'action des troupes? D'une chose l'une: en "surchargeant Mr Ndongou de travail", soit Paul Biyoghé Mba (qui, rapellons-le, possède son exemplaire du livret vert) entend bacler le processus électoral, soit il fait l'impasse sur la protection des Gabonais par les Forces Armées. C'est l'une ou l'autre de ces propositions.
A moins qu'il n'en soit aucune de ces suggestions, à moins qu'il s'agisse-là, non pas d'une victoire du Peuple, mais d'une manoeuvre politique, organisée par les pédégistes au pouvoir. Après tout, Mme la Présidente de la République est membre du PDG, nous ne lui ferons pas le procès d'avoir un penchant pour le candidat de la formation politique qui lui a permis "d'être la première femme à occuper le poste de Présidente de la République du GABON"...
Dernier rebondissement dans cette affaire: l'AFP affirme ,de source sûre, que " ... Ali Bongo Ondimba, fils du défunt président et candidat à la présidentielle au GABON, pourrait retrouver à la fin de la campagne électorale, le 29 août, ses fonctions de ministre de la Défense dont il a été "déchargé" ". L'AFP a vu juste, en effet le mot utilisé par Mme la Présidente de la République est bien "déchargé", sous-entendu le temps de la campagne électorale, non pas "démis de ses fonctions"; le Premier ministre a utilisé le mot "intérim" qui suggère un temps court jusqu'au retour du "propriétaire du poste". Je tombe littéralement de haut! Quelles sont donc ces pratiques au sommet de l'Etat? Ces dirigeants veulent en fait précipiter le Pays dans la guerre?
La vérité que vous devinez certainement c'est que Ali Bongo, candidat auto-proclamé du PDG à la prochaine élection présidentielle, va garder la main mise sur l'armée et le Renseignement pendant les 2 semaines que va durer la campagne électorale et, le 1er Septembre 2009, au lendemain du scrutin reprendra très officiellement son poste! C'est comme un employé de retour d'un arrêt de travail pour maladie: bien que remplacé à son poste par un intérimaire par son employé, il retrouve ses droits à son retour.
Si l'AFP voit juste, et tout semble aborder dans ce sens, ce serait un désaveu complet de nos dirigeants, en particulier pour Mme Rose Francine Rogombé, qui anéantirait en quelques secondes toute une transition pourtant bien entamée. Mme Rogombé porterait sur elle le poids de l'infamie, de la trahison du Peuple Gabonais. En laissant libre court à la volonté destructrice de sieur Ali Bongo, et pire en cautionnant chacun de ses actes, Mme Rogombé devra répondre des conséquences d'une telle politique.
JE PREDIS QUE LE PEUPLE GABONAIS A CHANGE ET SERA DESORMAIS INTRANSIGEANT DEVANT TOUTE VIOLATION DE SA SOUVERAINETE! BONGO ET LE PDG CROIENT CERTAINEMENT QUE L'HISTOIRE SE REPETERA COMME AVEC LE SANGUINAIRE OMAR BONGO, MAIS ILS SE TROMPENT! LES GABONAIS SONT PRETS CETTE FOIS-CI APRES 40 ANS DE MISERE, LE PEUPLE EST PRET A SE PRENDRE EN MAIN ET A CHOISIR SA DESTINEE; LE PEUPLE GABONAIS SAIT QUE C'EST MAINTENANT OU JAMAIS : VAINCRE OU MOURIR!
"RADIOGABOMA, la Voix du Peuple Gabonais."
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